mercredi 30 mai 2012

Allez hop!!! départ pour le Massif Jurassien!


En attente à la gare centrale de Dijon, direction Poligny

30 mai 2012, il fait 26°C. Il fait toujours beau et ensoleillé. Nous sommes en direction de la gare de Dijon afin de prendre le TGV vers le Jura, plus précisément sur Poligny. Nous sommes attendus par nos contacts de l’ENILBIO (École nationale de l’industrie laitière et des biotechnologies) de Poligny. Afin de nous rendre à l’internat, nous devons marcher 1,5 km, mais nous avons la chance de profiter du paysage jurassien. Anne Richard de l’EnilBio, nous a présenté les lieux et l’école. Nous avons eu droit à un repas hors du commun pour une bouffe de cafétéria. Par la suite nous étions attendus pour une visite des ateliers de transformation agroalimentaire de l’école. D’ailleurs, nous en profitons pour souligner combien l’ensemble des équipements était impressionnant. Lors de la visite, nous avons aussi pu voir les salles d’affinages qui étaient d’une qualité exceptionnelle pour une école. Vers la fin, nous avons eu la chance de déguster des saveurs de yogourts très variés et succulents fabriqués sur place par les élèves et les employés. Rappelons que cette école peut commercialiser certains des produits fabriqués. Par la suite, on nous attendait au CIGC (conseil interprofessionnel de gruyère de comté) pour une présentation de la fillière Comté. En gros, une fillière est autorisée par le ministère de l’agriculture et est composée de 4 collèges de 4 membres, nommés par le ministre sous recommandation des collèges. Par exemple, dans le cas du Comté, ses 4 collèges sont: les producteurs, les transformateurs coopératifs, les transformateurs industriels privés et les affineurs commerçants. Le Comté est un fromage protégé par une AOP (appellation d’origine protégée). L’AOP permet de garantir une authenticité dans le respect d’un cahier des charges strict. C’est la plus grande filière de France. Le Comté est un fromage à pâte pressée cuite. Il pèse environ 35 à 45 kilos. La production doit avoir lieu uniquement dans des fruitières, c’est-à-dire une fromagerie de type «coop» qui regroupe des producteurs laitiers des environs. Ce soir on relaxe et on découvre une petite partie de Poligny.
Demain visite de l’affineur Jean-Charles Arnaud dans les caves du Fort-des-Rousses.
P.S Merci pour les commentaires!!

Olivier Laurin et Mélissa Simard   
Magnifique paysage jurassien de Poligny
L'une des caves d'affinage Morbier AOC (ceux-ci sont en début d'affinage)

Une visite chez les entreprises bourguignonnes


2ième rang des plus gros producteurs d'oignons déshydratés européens
29 mai, 6e journée et le soleil est encore là pour envoyer paître les nuages. Certains viennent à peine de se lever que nous partons vers STL, une entreprise qui déshydrate des légumes. La production de cette coopérative est composée à 50% d'oignons jaunes déshydratés en morceaux, le reste étant des poudres et des semoules frites, grillées ou nature. Ils fabriquent également des échalotes déshydratées, de l'ail déshydraté et d'autres légumes. Le chiffre d'affaires annuel de l'entreprise est de 11 millions d'euros. Finalement, leurs principaux clients sont à l'étranger, soit 60% de leur production consacrée à l'exportation.

Nous avons beaucoup appris sur cette entreprise, qui se classe au deuxième rang des plus gros producteurs d'oignons déshydratés Européen, grâce à Christelle JeanRoch, responsable commerciale, et Arlindo Fontes, responsable d'usine, qui nous ont fait visiter les lieux.

Une fois cette visite terminée, nous sommes allés profiter d'un bon repas en ville et certains ont même pu constater à quel point le pain français est élastique, alors que d'autres en ont profité pour aller magasiner. Une fois le temps libre terminé, nous sommes montés dans l'autocar et avons filé vers notre deuxième destination: Héritier-Guyot.


La société Héritier-Guyot est un fabricant de spiritueux. Les principaux types de boissons produits sont le pastis et la crème de cassis. Elle produit respectivement dix millions et six millions de bouteilles par année. Après une visite guidée captivante et très complète, nous avons eu droit à une dégustation du cocktail local de Dijon mettant en vedette la crème de cassis ; le kir. Mélange d'aligoté et de crème de cassis, ce cocktail, décrit comme étant très prisé par les femmes locales, fût accueilli comme une bénédiction par les étudiants accablés par la chaleur.

Lunettes en mains, particulièrement pour une certaine personne, nous avons pris la direction du lycée de Plombières-Lès-Dijon. Arrivés sur place, nous avons été accueillis par le groupe d'étudiants en alimentaire de l'école avec qui nous avons passé le restant de la soirée. Après avoir écouté le discours des organisateurs, nous avons lu le texte de remerciement que nous avions composé pour eux. La suite a été dédiée à l'échange d'expressions linguistiques et au partage de cultures, avant de retourner à notre lit, le ventre bien rempli de salades savoureuses.

Demain départ pour l'ENILBIO de Poligny dans le Jura.

Stéphanie Henderson et Sébastien Mongeon

Le groupe en habit de visite chez Héritier-Guyot 

Les explications du procédé de la crème de Cassis 

lundi 28 mai 2012

Un peu d'histoire

Château Bussy-Rabutin


 En ce sublime matin du 28 mai, la journée était tout aussi ensoleillée que les autres, mais la brise du matin s'avéra plus fraîche qu'à l'habitude. En se remémorant  les airs d'harmonicas de la veille, nous nous dirigeâmes donc vers la commune de Bussy-Le-Grand afin de visiter le splendide château de Bussy-Rabutin.

Lors de cette visite, notre guide nous a introduits à l'histoire de Roger de Bussy-Rabutin. Ce grand militaire du 17e siècle a été isolé  de la cour du Roi Louis XIV par celui-ci étant donné sa nature franche et moqueuse.  Il a donc été assigné à sa propre demeure en Bourgogne pour y réfléchir.  Durant ce temps, il put donc pauffiner la décoration de son palais d'été.  Durant notre visite, nous avons pu admirer les nombreuses peintures choisies par Rabutin. Suite à la visite, une période libre nous permit de visiter le jardin et le labyrinthe du domaine. Nous avons eu l'occasion de manger un pique-nique sur place, préparé la veille avec attention par les collègues, tout en admirant le paysage.

Malgré toutes les aventures que nous avions déjà vécues, la saveur historique de notre journée était loin d'être terminée. Peu après 13 heures, nous avons repris l'autobus pour nous diriger vers la commune de Montbard dans le but de visiter l'Abbaye de Fontenay. Nous avons eu droit à une visite guidée à laquelle nous avons pu voir une parcelle de l'histoire qu'abritait ces murs. Cette Abbaye fût fondée en 1118 par Saint-Bernard. Elle fût habitée par des moines jusqu'à la Révolution française. Durant la période de l'industrialisation, les bâtiments furent gardés intact puisque la forge où les moines travaillaient fût convertie en papeterie.  Au début du 20e siècle, le banquier Lyonnais Édouard Aynard acheta l'abbaye afin d'y entreprendre d'immenses travaux de restauration. Aujourd'hui encore, elle appartient toujours à la famille Aynard et a été classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Suite à la visite, nous avons eu une période libre afin d'observer la beauté des lieux.

Nous partîmes à 16h en direction du Lycée afin d'amasser nos forces pour le lendemain. Les activités du lendemain comprendront des visites d' usine de transformation de légumes déshydratés et de liqueur de cassis et en soirée, nous allons assister à une petite fête, ou une sauterie comme disent nos cousins du vieux monde, dans un autre lycée du coin.



P.S. Les Ouaouarons français des douves de châteaux ont la jasette facile. Le fait de se réveiller à 2 heures du matin dans un château doit être peu plaisant étant donné que les planchers ont tendance à craquer énormément.

Le groupe au tour de la fontaine de l'Abbaye de Fontenay

dimanche 27 mai 2012

Journée Bacchus


Les caves du domaine Patriarche

27 mai, il fait 23°C et c’est ensoleillé. Terminé l’apéro! La visite initialement prévue s’avéra finalement être un tour complet de la seconde usine de Veuve Ambal fabricant le crémant de Bourgogne, produit protégé par une I.G.P. Loïc Riboteau mît donc ses grands talents d’orateur à contribution. Expliquant au passage les quatre niveaux de qualité des vins français, le charismatique bourguignon pu nous instruire sur les critères d’appellation du crémant de Bourgogne ainsi que sur son procédé de fabrication. Nous apprîmes donc que le crémant subissait une fermentation initiale naturelle en cuve extérieure suivie d’une seconde fermentation (durant 12 mois minimum) par injection de levures lors de l’embouteillage. Suite à cette visite, cap vers le McDonald’s France le plus près pour déguster le fameux McBaguette. Ou êtes-vous plus du type McNuggets, Filet McFish ou Royal Bacon? Le tout en best of (trio), bien évidemment! Après ce repas gastronomique, nous nous dirigeâmes vers la ville de Beaune pour visiter la cave à vin Patriarche, vieille de plus de 200 ans. Faisant près de 5 km souterrains, elle se situe sous l’ancien couvent des Visitandines abandonné lors de la Révolution française. Valant près de 80 millions d’Euros, le site nous surprit par l’obscurité profonde des lieux, l’humidité proéminente ainsi que la quantité impressionnante de bouteilles s’y trouvant. Cette visite se conclut par une dégustation de nombreux vins de Bourgogne dont un Grand Cru vieux de 42 ans (Musigny Grand Cru). Une visite du centre-ville de Beaune nous permit de conclure la journée, malgré un fractionnement du groupe juste avant le départ. Une fois les brebis égarées rapatriées, il était déjà temps de rentrer au lycée pour concocter un magnifique repas par le comité bouffe du jour. 

Lundi, départ à 8:30 afin de visiter une abbaye et un château.  


François Gagnon et David Élie

Dégustation de crémant de Bourgogne Veuve Ambal

Ligne de lavage et d'étiquetage des «filles» chez Veuve Ambal

Une «chouette» visite!!!




26 mai 2012, départ à 11h en direction du centre-ville de Dijon afin de visiter le parcours de la chouette et en soirée souper à l'AOC. La température était très clémente, avec un beau 26°C.  Le parcours de la chouette est un trajet démontrant les principaux monuments historiques du centre-ville de Dijon. Mario, notre professeur, par ses talents de guide touristique, a su nous faire découvrir l'une des plus vieilles villes de Bourgogne, là où tout a commencé... Pour ce faire, Mario devait se mériter un vin de poire de glace. Le parcours de la chouette se fait à pied. Le but est de suivre les flèches avec une chouette plaquée dessus fixée au sol et chaque numéro fait référence aux informations que nous retrouvions dans le guide touristique fourni par la ville de Dijon.  L'un des monuments historiques qui nous a bien plus est la maison millière. Cette maison typique du Moyen-Âge habitée auparavant  par un marchand ressort du lot par sa façade en bas et d'un remplissage en brique et émaillé.De toute beauté! Ce lieu a été utilisé pour le tournage du film Cyrano de Bergerac. Nous avons visité un marché public très impressionnant avec une diversité de produits à couper le souffle. Ce marché alimentaire se nomme les Halles. Nous avons remarqué qu'il y avait certaines différences entre les marchés de chez nous. Par exemple, les poulets sont vendus avec la tête et les pattes. Nous avons  fini cette belle journée au restaurant l'AOC, un nouvel établissement  situé près du centre-ville. Ce fût un moment vraiment apprécié. Le propriétaire et cuisinier a su nous accueillir avec enthousiasme et dynamisme. Il a su nous faire sourire par son entrain et ses connaissances. Maintenant, nous savons qu'il y a plusieurs bouchons de vin et que c'est indiqué sur la bouteille tout dépendamment du type de bouteille.

Demain l'apéro est cassis et on retourne en classe avec Dionysos!!!!

Jean-Michael Guay et Guillaume Allard-Corriveau
Parc Darcy


Un pub Irlandais sympathique au centre ville près du circuit de la chouette
Le groupe dans les marches de l'ancien palais de justice de Dijon 
Le marché de Dijon

vendredi 25 mai 2012

Départ pour le royaume de la moutarde!


Fièrement tous devant l'usine



25 mai, départ à 6h15 de l’auberge Léo Lagrande de Paris en direction de la gare de Lyon. Il fait 24 °C en matinée. Pour plusieurs d’entre nous, ce fut le baptême du TGV (train à grande vitesse). Nous arrivons tout en douceur à la gare de Dijon vers 9h00. Madame Céline Chevauchet, responsable administrative en formation continue du lycée de Dijon nous y attendait avec notre superbe autobus vert. Grâce à madame Chevauchet et à nos professeurs, nous nous apprêtons à passer cinq jours dans la magnifique région de la Bourgogne. L’accueil au lycée Quetigny, où nous sommes hébergés, fût agréable et bien sûr nous avons été remarqués par notre accent et notre quantité de bagages. Notre hôte nous a aidés à nous installer. Départ à 2 h 15 en direction de la fabrique de moutarde Européenne de Condiments (EdC). Nous avons été accueillis avec attention par l’équipe. Ils nous ont présenté l’entreprise, leurs valeurs et bien sûr leurs produits. Soit dit en passant, nous avons été étonnés d’apprendre que, depuis plusieurs années, 80 % de la matière première de la moutarde de Dijon provient... du Canada, plus précisément des prairies canadiennes. À ce sujet, le Canada n’a qu’à bien se ternir puisque des efforts importants ont été investis depuis une dizaine d’année pour réintroduire la culture de la moutarde dans la région de la Bourgogne. Cette entreprise dijonnaise est la deuxième plus grande productrice de moutarde de la France. Par la suite, on nous a permis de visiter différents départements, dont la production, le conditionnement et l’entreposage des produits. Nous tenons à remercier l’entreprise pour le temps qu’ils ont consacré et de leur générosité. De retour au Lycée, nous nous organisons un petit souper collectif. Étant donné que le décalage horaire a atteint certains d’entre nous, le reste de la soirée sera calme et décontracté. 
P.-S. Charger 28 sacs à dos de voyage dans le petit compartiment à bagages dans notre wagon fût toute une aventure !
David Robitaille et Daniel Béchette
Demain, à la découverte de l’histoire de Dijon!!! 

À bientôt !!

Le «Dijon Express»
Rapatriement à la Gare de Lyon
Petite pensée du Québec
MMMM.. Danone!


Grand départ pour le vieux continent!!!







23 mai, rendez-vous à l’ITA pour prendre l’autobus qui nous emmènera à l’aéroport Pierre-Éliot Trudeau. Tout le monde arrive à l’heure. WOW! C’est un départ, les gens sont stressés ou euphoriques, mais tout s’est bien déroulé: pas de fouille ni de bagage perdu et un très bon vol. Arrivée à Paris, le 24 mai à 10h30, qui pour nous demeure le 23 mai. On cherche les trains. Il fait chaud et humide, nous sommes chargés, c’est «torride». Un thermomètre à bord du train nous indique qu’il fait 38°C (est-ce exact? on remet en doute la calibration de l’équipement). En direction de l’auberge de jeunesse Léo Lagrange, qui se situe près de la mairie de Clichy, les gens sont fatigués et impatients. Après une dispersion des gens pour le lunch, la plupart se regroupent au bord de la Seine et d’autres au parc. Après cette grosse journée de 48h, on s’adapte bien au décalage horaire. Demain, réveille à 5h00 AM.
P.S. Les cabines de toilettes grises (W.C.) qui se lavent automatiquement ont bien fait rire. Certains, plus que d’autres ne comprennent pas encore leur fonctionnement. De plus, cette même personne a reçu le cadeau d’un pigeon, qui était aussi gros qu’un poulet. RRRRROOUUU ROOOUUUU!!!!!!!!!
P.P.S. La nuit est longue pour certains...
Vivianne Maynard et Carolanne Laplante
Prochaine étape départ 7h23 AM le 25 mai en TGV sur Dijon, d’autres nouvelles à venir!!!

À bientôt!!!


Nous voilà en route à l'aéroport Pierre-Éliot Trudeau


Regroupement au parc en face de l'auberge de Jeunesse Léo Lagrange

En train d'apprécier le soleil et la vue au bord de la Seine