| La salle de production des pâtes pressées cuites et des pâtes pressées non-cuites |
1er
juin 2012
Après une soirée bien arrosée, nous sommes partis vers 8h30 en direction
de Metabief, se situant dans les régions plus montagneuses du Jura.
En ce début de journée nuageuse, mais néanmoins chaude, nous sommes allés
visiter la Fromagerie du Mont d'Or. L'accueil chaleureux de M. Patrick
Sancey-Richard nous a fortement enchanté. Il semblait très heureux d'accueillir
des jeunes québecois s'intéressant à la transformation du lait. Il a d'abord
commencé par nous expliquer la création de l'entreprise artisanale et
familiale, qui a été créée en 1989 par la famille Sancey-Richard. Dans la
fromagerie, on y trouve plusieurs types de fromage, tels que le Comté, le
Morbier, le Mont d'Or, tous en lait cru et affinés sur place. Sachant
maintenant l'historique de la compagnie, nous avons visité la salle de
production du fromage Comté. Le lait provient de 11 producteurs, qui se situent
tous à moins de 25 km de l'entreprise. Tel que discuté dans un message
précédent, on nomme ce type d'entreprise «fruitière». Lors de la visite, nous
avons appris qu'il faut 2400 litres de lait pour faire 6 meules de 40 kg de
Comté. Ils fabriquent approximativement 4300 meules de Comté par an. Ils ne peuvent
pas en faire plus dû au quota établi en 1983 par la filière Comté. Après avoir
écouté un vidéo résumant les activités de l'entreprise, M. Patrick nous a
expliqué que les fabrications vont au ryhtme des saisons. Il a même ajouté que
le fromage est le fruit du mariage entre la flore microbienne et la composition
du lait. Par exemple, si le lait est plus riche en gras et en protéine,
notamment dû à l'alimentation et au climat, il va être utilisé pour fabriquer
un type de fromage nécessitant beaucoup de matières grasses et de protéines. Ce
qui mène à dire que les fromages ne goûtent pas toujours la même chose,
dépendamment des saisons. Lors de la dégustation, nous nous sommes régalés! Ce
cher monsieur est dévoué et passionné par son métier et son entreprise. Nous
lui souhaitons une belle continuité!
| La magnifique vue lors du pique-nique |
Quoi de mieux après un avant-midi à la fromagerie qu'un
bon pique-nique sur la plage avant de partir à la recherche de la meilleure
bière apte à accompagner ledit fromage ? C'est donc dans cet esprit de
découverte que nous avons visité la brasserie artisanale " La Rouget de
Lisle" avec comme guide M. Thibault Labourier. Après avoir étudié et
travaillé dans le domainde vinicole, il oeuvre maintenant comme brasseur de
cette compagnie. L'usine, située à Bletterans, fût bâtie en 2003 et permis à la
compagnie en expansion de commencer à fabriquer elle-même sa bière (elle
sous-contractait la production de sa bière avant cela). À ce jour, elle compte
environ une dizaine d'employés au total et produit environ 9000 hectolitres de
bières par année. Bien évidemment réputée pour ses bières, la compagnie produit
également une grande variété de produits comportant aussi bien de la frênette
que de la bière de whisky à distiller ou encore des boissons gazeuses
populaires (coca local, soda, etc...). L'entreprise vend ses
produits à quatre sociétés de distribution, qui veillent à acheminer la
totalité des commandes aux clients par la suite. Une différence notable avec
les brasseries du Québec est que les bouteilles utilisées ne portaient pas de
consignes, dû à la grande diversité de contenants utilisés à travers le pays.
Un autre point marquant est qu'il est hors de question d'utiliser du CO2 ajouté
dans la préparation de leurs bières. En effet, une telle utilisation entraîne
la formation de bulles de trop grande taille et une mousse instable. C'est donc
les levures qui font tout le travail et créent une effervescence amenant du
coup la texture appropriée et le col désiré. Comme vous l'aurez compris,
"La Rouget de Lisle" possède tout l'outillage,
l'expérience et les moyens pour poursuivre leur ascension ne "fût"-ce
que de l'espace manquant nécessaire au développement de la brasserie. La
compagnie vient en effet de se doter d'un nouvel espace de rangement
"transitoire" lors de leur production qui leur permet une meilleure
logistique. Plusieurs projets sont prévus pour l'expansion de
l'entreprise. Merci à M. Thibault de sa gentillesse, sa
patience et sa passion qu'il a su partager. Après toutes ces aventures, un
bon souper s'imposait ! C'est donc grâce au dévouement des membres de l'équipe
du vendredi que le spaghetti à la sauce royale fût servi et ce, malgré
plusieurs ajustements\contraintes circonstantiels, considérant les conditions
culinaires de l'environnement où nous nous trouvions. C'est donc dans le
contentement général que tous se régalèrent pour notre premier souper
communautaire à l'ENILBIO.
Sans aucun doute, nous pouvons affirmer que ce
"fût" une très belle journée.
| Les fermenteurs de l'usine de la Rouget de Lisle |
PS: J'espère que ce rapport d'étonnement, comme le nomme
si bien M. Patrick, lui plaira beaucoup!
Samedi, nous visiterons le Vignoble du Domaine Grand et
pour le reste de la journée nous ferons du tourisme.
Andréanne Lemay et Billy Martin
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire